Joueb.com
Envie de créer un weblog ?
Soutenez le Secours populaire
ViaBloga
Le nec plus ultra pour créer un site web.
Débarrassez vous de cette publicité : participez ! :O)
contact

- - - 1 - - -
Ici s'étend mon rêve d'évasion.
A moins que ça soit mon blog.
En tout cas, bienvenue.

Pour plus d'informations sur moi, c'est ici.
Pour plus d'informations sur Sail Away, c'est là.
Pour me contacter, c'est ici.


- - - 2 - - -
Nom d'utilisateur
Mot de passe

Mot de passe oublié ?


- - - 3 - - -
myel : Bonne nouvelle année Mylord (message classique, mais preuve de pensée, s'il vous plait)
myel : (Tu devrais modifier le lien pour ChicouChicou au fait)
Timalk-Ae : Certes Lady, mais j'ai la flemmmmmmmme (et oui, même pour ça ^^)
Timalk-Ae : Et Bon Nané à toi aussi :)
myel : Juste comme ça pour laisser un mot :) J'espère que tu vas bien.
Timalk-Ae : kikoo lol ptdr mylady ! Vi je va bien, même que j'écris (un peu, et très lentement surtout) :)
Timalk-Ae : Je suis de retour (pour vous jouer un mauvais tour) ! Zessaierai de poster bientôt.
Skellig : hé joli le blog !
Songe : En panne maître de céans ?


- - - 4 - - -
La Nymphe

Peut-être vos pas vous ont-ils conduits, lors d'une promenade en forêt, près d'un ruisseau à l'eau claire et au chant léger. Peut-être ce ruisseau se reposait-il dans un étang aux reflets bleus, au pied d'un saule pleureur, avant de reprendre sa course.
Si c'est le cas, sûrement avez-vous mis les pieds là où se déroule mon histoire.

On dit qu'il y a bien longtemps, un pauvre homme du village voisin vint s'asseoir sur une pierre près du petit ruisseau pour sangloter.
Les ondes dessinées par ses larmes sur la surface de l’étang ne tardèrent pas à réveiller la nymphe qui vivait là. Celle-ci surgit hors de l’eau et s’assit sur un rocher pour observer le villageois qui pleurait. Celui-ci, relevant la tête, put la voir rester là, muette, pendant plusieurs minutes. Enfin, elle disparut dans un fracas d’éclaboussures, laissant simplement derrière elle une petite fiole de verre. Quand toutes traces du plongeon eurent disparu, l’homme alla chercher cette fiole au milieu de l’étang à nouveau calme.
Une toute petite étincelle d’espoir brillant dans son cœur, il retourna voir sa femme malade et lui fit boire le contenu de la flasque.

Quelques jours plus tard, le village entier savait qu’il existait une nymphe près du ruisseau qui pouvait accomplir des miracles, comme guérir les maladies incurables.
Ainsi, un jour, un gros marchand s’approcha doucement de l’étang dans la forêt. Il aperçut sur le rivage le corps luisant de la nymphe qui contemplait le ciel. Il s’avança et demanda :
« Ô nymphe, toi qui sais accomplir des miracles, peux-tu me donner les richesses dont je rêve ? »
La nymphe regarda l’homme dans les yeux puis disparut sous les eaux. Il attendit de longues minutes, mais la nymphe ne revint pas, et il finit par se décourager.

Le lendemain, le village entier savait ce qui s’était passé.
Alors une femme s’approcha à son tour du saule pleureur, puis se jeta aux pieds de la nymphe, pleurant et implorant :
« Ô nymphe, toi qui sais accomplir des miracles, peux-tu faire que mon mari m’aime encore et abandonne ses maîtresses ? »
La naïade ne perdit pas de temps et plongea aussitôt, sans un regard pour la villageoise qui continuait à geindre.

Le lendemain, le village entier savait que la nymphe ne voulait plus accomplir de miracles. Les villageois, furieux, se munirent de torches, de filets et de fourches et se précipitèrent près de l’étang dans lequel nageait tranquillement la nymphe.
Sans attendre, ils l’attrapèrent dans leurs filets, et la menaçant de la pointe de leurs fourches, ils lui demandèrent :
« Toi qui sais accomplir des miracles, pourquoi refuses-tu de nous aider comme tu as aidé ce villageois et sa femme malade ? »
La nymphe les fixa de ses yeux blancs et répondit calmement :
« Vous ne faites rien, et attendez mon aide dont vous n’avez pas besoin. Cet homme, lui, avait besoin d’aide mais n’en attendait plus. Ses larmes étaient aussi pures que l’eau de mon étang, et cela méritait tout l’or du monde. »
Alors, chacun de ses longs cheveux et chacune de ses écailles brillantes, son beau visage et son corps magnifique se transformèrent en eau et, insaisissable, elle glissa entre les mailles de sa prison pour se mêler à l’onde du ruisseau.

On ne revit plus jamais la nymphe. Mais, qui sait ? Peut-être que si quelqu’un, un jour, alors qu’il n’attend plus rien de personne, a réellement besoin d’aide et vient pleurer auprès de l’étang, sous le saule, elle reviendra et accomplira un miracle.